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Mort des sources du silence » L'importance de crier | Bloguez.com
Mort des sources du silence
31/10/2008
Je te levai, regard, devant les rideaux pâlesUn cadavre de lune assistait à la scèneDes tableaux grotesques sur les mursmettaient à bas leurs briques informesVraies ou faussesMalgré les décors qui louvoient et qui louvoient encore Il y a là ces courbes et ce souffle sûrOn croit pouvoir sentir l’échange des passions,Leur sifflement sans fin glissant entre les massesSe consumant, sources silencieuses, dernières cigarettesDes airs comme un désert, des lignes étrangèresDes miasmes, des silhouettes, des bouteilles à la merEffluves d’autres vies, de veilles évanouies… … le soir, quand on allait engouffrer dans les bouchesnos hurlements barbares, ces cris du souffle muet pour s’affoler le ventre ;quand tous les univers mouraient entre tes lèvresnous voguions ainsi, insufflant sans fatiguenos sophismes sans findans la marche du vent qui brame entre les vagues,où on ne sait rien d’autre queToiLa mer avait roulé les formes de ton corps,encore plein de ses larmes Octobre de retour dans tes cheveuxd’ombres, paradis des douleurs incoloresoù les flots impassibles de rêves en noir et blancroulent infiniment leur noirceur aveuglante,chuchotant, susurrant les sources silencieuses ;univers de mes yeuxmes yeux noircis d’un soir Mais l’aube inattendueest venue m’angoisser sur les lèvres.Ta Peau qui me fait peurtous les parfums secrets de la pudeurles cendres odorantesde notre bivouac intimeet les parfums qui tombentdes plaies du ciel qui s’ouvre…le jour se lève clandestinementsur le monde glacial et barbelé de vide et le vide est bien lourd au milieu des silencesde ton corps au matin S’il n’y a plus rienallons chercher plus loinnos drogues de ce jour ;sombrant éternellement dans des mondes toujours plus blancsplus videsavec Toi pour seule réalitéToi toujours, La Fuyante . . . je sacrifierais bien quelques mensonges encorepour croire à ta présenceSilencebaiser lointain glissant au front des forces brutes mais si un jour, couchée devant les rideaux pâlestu t’oubliais, perdue dans les forces brutalesalors, les yeux séchés par ta blancheur, fantômej’irais vers l’Océan pour épancher ma soifvomir dans les vents fous ces leurres souvenirset entendre le cri des oiseaux disparus.déc.2006 W. Kandinsky
Catégorie : Ecrits de "jeunesse"
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